Présentation presse des Voleurs de Liberté
Voilà le feuillet qui est adressé aux journalistes à l’occasion de la sortie des Voleurs de Liberté (sortie officielle dans quelques jours, le 15 septembre). Comme d’habitude, vous savez ainsi... tout. Ou presque !
« Vincent,
Hervé, Maïa, Chantal, Rémy, Eluana, ces prénoms résonnent toujours dans
les cœurs des Français. Ils nous ont tous émus par leur sincérité et
par la justesse de leurs cris et de leurs demandes d’être délivrés
d’une vie devenue absolument insupportable. D’une vie qui s’apparentait
à une survie. D’une vie, qui n’en était plus une, selon eux. Et
n’étaient-ils pas les mieux placés - et les seuls - pour juger de
l’utilité ou nom de continuer à vivre ? Et vous, comment voyez-vous
votre fin de vie ?
Expirer,
seul dans une chambre d’hôpital, à 5 heures du matin, entouré du bruit
métallique des machines d’assistance, avec comme seul horizon le mur
beige que vous fixez depuis plusieurs jours déjà ? Ou bien rendre au
grand mystère de l’espèce humaine cette vie que vous avez essayé de
rendre belle et digne, de rendre utile et attentive aux autres, dans le
décor que vous avez choisi vous-même, chez vous ou ailleurs, emportant
dans vos yeux l’image à jamais ineffaçable de ceux que vous aimez et
qui vous aiment en retour, emportant dans la chaleur de la main la
trace gravée d’une autre main, emportant au creux de votre épaule la
douceur d’une chevelure aimée et le mouvement de lèvres qui vous
murmurent « Au revoir mon amour », le cœur partagé entre l’arrêt
définitif et l’emballement passionnel devant tant de beauté ?
Il
y a quelques mois, alors que je profitais du soleil mexicain sur la
belle plage de Puerto Vallarta, j’ai écris sur un petit carnet noir la
limite au-delà de laquelle je ne souhaite pas aller. J’ai écris les
outrages de la maladie que je ne tolérerais pas. J’en ai déjà tellement
subi au point d’accepter les déformations de mon corps et de mon visage
que le sida et ses traitements m’ont infligés jour après jour depuis
plus de 20 ans. Au point de détester me regarder dans la glace. Tout
est précisément listé dans ce petit carnet noir qui ne me quitte plus.
Je lis et relis chaque jour ces lignes pour m’assurer que la maladie ne
m’a pas amené encore à ces limites que je juge intolérables.
Je
me battrai sans relâche pour une loi républicaine, pour une loi qui
assure enfin à chacun d’entre nous, en fin de vie, la liberté,
l’égalité, la fraternité. Les voleurs de liberté ne gagneront pas. Ils ne vous voleront pas votre dernière liberté ! »
Nombre de pages : 250 Mise en vente : 15 septembre 2009
Format: 15,4 x 24 cm - Prix: 18,50 euros
Codification ISBN: 978291654 6384 Codification hachette : 2600484
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