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14/01/2008

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Voici les sites qui parlent de MARC BIED-CHARRETON :

Commentaires

Clavreul

Marc Bied-Charreton a entièrement raison. C'est un spécialiste et son papier est réaliste et plein de bon sens. J'adhère totalement à ses propositions.
Il nous faut agir et vite et nous avons les connaissances nécessaires mais nous ne trouvons pas les petits financement nécessaires afin de donner la parole à ceux qui sur le terrain on une bonne expérience même limité dans l'espace.
Je suis consultant en communication pour le développement durable. Pendant des décennies avec les paysans des pays africains du sahel nous avons travaillé à rechercher des méthodes de lutte contre la désertification en partant des moyens du bord et ça marche. Ces expérimentation furent réalisées dans le cadres de projets et de programmes de développement. Une fois l'expérimentation terminée aucun financement n'a été accordé pour leur généralisation.
Aujourd'hui les mass média ne répercutent pas assez les innovations des paysans.
L'actualité se boucule et les pays pauvres se tranforment encore et encore en lieu d'exploitation. La dernière en date est la production de biocarburantqui devient un enjeu. Mais allons saisir cette occasion pour tranformer la catastrophe qui risque de se produire en une chance pour les pays pauvres.
Ci après je vous mets une contribution après une article publié dans le journal La croix.
Encore merci pour votre article
Jean yves clavreul

Une décision Européenne qui peut faire basculer le sort de millions de pauvres

En lisant l’article « L’Europe maintient son objectif de 10% de biocarburants en 2020 » Je ne puis m’empêcher de réagir surtout quand je lis plus loin dans l’article les propos du porte-parole d’Andris Piebalgs , commissaire à l’énergie, l’achat de biocarburants « à des pays pauvres » comme ceux d’Afrique-Caraïbes- Pacifiques (ACP) « vaut mieux que de donner davantage d’argent encore au pays riches avec un pétrole à100 dollars ».

Alors les biocarburants seront-ils une source de problèmes ou une chance pour la restauration de l’environnement des savanes des pays pauvres ?

Le jatropha devient un arbuste miracle on ne parle que de lui. Du Sénégal en passant par le Mali, le Burkina Faso et Madagascar tous les pays veulent se lancer dans la production d’huile de Jatropha.

Il y a plus de trente ans que j’entends parler du jatropha comme d’une plante miracle pour la production de biocarburant. Son heure n’était pas encore venue, car le prix de l’or noir n’était pas suffisamment élevé. Aujourd’hui, avec un baril à cent dollars, la culture du jatropha devient une réponse pour produire localement du carburant.

Subitement, les pays pauvres sont séduits par la possibilité de produire et de vendre des biocarburants même en réalisant des grandes plantations sur des terres fertiles. Le Sénégal prévoit des plantations de Jatrophas sur une surface de 10.000 ha . Madagascar et bien d’autres pays voudraient aussi se lancer dans la mise en place de grandes plantations de jatropha avec des unités de transformations.

Au Sénégal la production de biocarburant à partir du jatropha présente un grand intérêt sur le plan économique. Néanmoins, j’y vois aussi un espoir pour l’amélioration de l’environnement dans ce pays soumis comme beaucoup d’autres à l’érosion hydrique et éolienne. Le jatropha ou purghère est un arbuste qui est rustique et non consommé par le bétail. Alors il devient une plante idéale pour réaliser des clôtures sous forme de haies vives autour des champs. Dans ce cas il remplacera avantageusement les euphorbia basamiféra (Salane), qui furent plantés au Sénégal et dans bien d’autres pays sahéliens seulement dans le but de lutter contre l’érosion.

La plantation de haies vives avec des jatrophas pourra ainsi assurer plusieurs fonctions :
1. Clôturer les champs pour éviter les dégâts causés par les animaux en divagation ;
2. Faire séjourner les animaux, la nuit, dans les champs après les récoltes afin qu’ils y apportent du fumier pour de fertiliser les sols ;
3. Créer un bocage avec des haies vives en jatropha où des arbres fourragers ou fruitiers pourraient être semé ou plantés tous les 5 ou 10 mètres. Les jatrophas assurant la protection des plants contre les dégâts du bétail ;
4. Lutter contre l’érosion par la mise en place de haies vives en courbes de niveau avec des jatrophas ;
5. Enfin créer un véritable maillage par les haies vives en jatrophas autour des champs cultivés pour faciliter la mise en place d’un cadastre et établir des titres fonciers.

Sur le plan de la gestion durable de la terre et des arbres, les propositions ci-dessus pourraient constituer une véritable avancée sur le plan écologique. Chaque famille pourrait ainsi bénéficier de plusieurs centaines de mètres de haies vives de jatrophas ce qui lui apporterait des revenus supplémentaires dans le budget familial, sans compter les fruits, le bois et le fourrage produits dans les clôtures des champs.

La solution de grandes plantations de jatrophas pour la production de biocarburants est une autre hypothèse, mais elle ne rendra pas les mêmes services aux familles et ne participera pas à la restauration de l’environnement indispensable à l’ensemble des populations vivant dans des écosystèmes fragiles.

Par ailleurs, pour les pays qui veulent se lancer dans la diffusion rapide du jatropha, il sera certainement utile de créer au niveau de chaque région des plantations assez importantes afin de multiplier les boutures et produire les graines qui seront uniquement consacrées aux semis et non à la production d’huile.

En fin, si l’Europe à l’intention d’importer des biocarburants des pays pauvres elle doit le faire en aidant, dès maintenant, les 40.000.000 d’habitants au sud du Sahara, et les autres pays pauvres, à restaurer leur environnement en préservant leur potentiel de terre fertile.


Jean-Yves CLAVREUL
Consultant en Communication pour le Développement Durable

Tél. 00 33 (0) 2 31 34 99 26
Courriel jean-yves.clavreul@wanadoo.fr



Nicole Andrianirina

Bonjour,

J'ai lu votre article avec beaucoup d'intérêt, puisque je travaille également dans ce sens actuellement. Je suis une agroéconomiste malgache et nous travaillons sur un réseau d'observatoires ruraux sur lequel nous essayons maintenant d'étudier la vulnarabilité des systèmes agraires afin de dégager des recommandations concrètes et chiffrées dans le sens d'adapter l'agriculture actuelle face notamment aux variabilités climatiques, à moyen et à long terme.
Cependant, chez nous, les premiers enjeux sont aussi bien les risques de désertification mais aussi les inondations à répétition, selon les régions agroécologiques, sachant que les populations rurales sont déjà majoritairement très vulnérables.
J'aimerais bien en savoir plus sur vos expériences en solutions adaptatives.
Notre enjeu est d'avoir assez d'arguments pour être assez convaincants pour faire réagir les instances décisionnelles.

BOUBA GAO

bonjour,
C'est avec beaucoup d'intérét que j'ai lu votre article et la situation de la désertification est vraiment alarmante en Afrique.
A mon avis les états africains ont oubliés les problémes de la désertification au profit du SIDA.
Dés que le SIDA a bondit les problémes de désetification sont négligés car les financements du Sida sont énormes or les zones se désséchent,irrégularité des pluies, manque d'eau pour le bétail, faible production agricole, le changement climatique est accentué.
Tout cela, a des conséquences énormes sur les populations.
Enfin, il faut que les Etats, les ONGs, les Associations, les Mairies, les communautés villageoises puissent multiplier des efforts pour lutter contre la désertification.

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